ESCAPE.




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ESCAPE.

# Posté le dimanche 15 juin 2008 07:00

Cheating on you.

Cheating on you.


La trouille du lendemain.
For a thousand things I can't sleep at night.
Seems like there's no issue.



Les teintes ternies du jour qui s'en va pour laisser place à la nuit, traînant de plus en plus lors de ces soirées en approche de l'été tant attendu, ces teintes qui s'étirent tandis que le décor se déforme. Je m'allonge au milieu de l'herbe, je ferme les yeux et je m'abandonne au trip psychédélique qui influe en moi.
J'ai trop pris l'habitude d'être en marge du système, mais sans lui tout perd son sens.
Il me dit que je saurai être heureuse autrement, et à mesure que sa diatribe infernale s'échappe de ses lèvres je ne peux plus détourner mon regard de son sourire, son putain de sourire que je dois briser à tout prix.

Et qu'adviendra-t-il alors, une fois que le temps aura abandonné mes meilleurs souvenirs dans l'ombre et la poussière, nos regrets et mes remords, encore à vif, que j'aurai essayé de faire taire tant de fois pour enfin abolir ce putain de passé dans l'espoir qu'un jour je n'aurai plus à craindre le futur; qu'est ce qui pourra remplacer nos rituels désaxés quand se sera vu retirer l'option fuite et qu'on nous aura casé dans les statistiques; qu'exploiteront-ils encore de nous quand même le soleil ne saura plus sécher nos sanglots et que les nuits seront toujours plus froides; que nous restera-t-il de plus que la solitude et une bonne raison de se foutre une balle?





TA MERE.

# Posté le vendredi 09 mai 2008 21:19

Modifié le lundi 12 mai 2008 15:48

Well, you'll never find it If you're looking for it.

Well, you'll never find it If you're looking for it.
Blue & Yellow - The Used.
La vulgarité empreinte dans chacun de ses mots, son attitude perverse, tout en lui pue l'obscénité. Il aime les chansons ringardes, de temps en temps il écoute de la techno en se tremoussant devant sa glace. Il est le stéréotype même du petit con, passe la plupart de son temps devant sa X-box quand il n'y a personne dans son lit. Il se dit heureux, et tu ne peux l'interdire : ses gestes respirent l'allegresse quand toi tu transpires. C'est peut-être pour ça qu'il a réussi jusque là, cette insouciance aisée, ça te rappelle ton enfance, quand tu savais encore perdre ton temps sans compter les secondes, la certitude de l'avenir, l'absence de complications. Tout ça c'est révolu, mais il paraît que tu t'y feras. En attendant tu te lamentes, on aimerait tous être ce qu'on est pas, ou presque, et c'est le détail qui fait toute la différence, celui qui, apparement infime, peut mener à la révolution. Parfois seulement à la prise de conscience.
Elle effrite, je roule; tu vois à nous deux on forme un duo imparable. Ain't no junky like us. Quand le délire nous saisit on peut surprendre, ils nous disent insupportables parce qu'ils ne parviennent pas à assumer la vérité. En attendant on se pose, on s'enfonce, la vie nous engloutit, et même si chaque jour je suis plus proche de la fin je n'ai jamais vécu plus fort. Je deviens hystérique quand ils menacent de me prendre ce dernier plaisir, ils me menacent mais au fond ils tremblent: c'est toujours pareil quand les faibles prennent le dessus.
On s'écroulera dans notre lit king size, défoncées, larmes aux yeux et mal au ventre d'avoir trop rit. On bénira notre dealer, on insultera nos parents, on sera toujours les mêmes, au poil, avec en plus l'expérience des nuits trop longues passées dans le sang et les larmes, parce qu'il nous reste que ça.

The Kills - Sweet Cloud
The Kills - Black Balloon
Arctic Monkeys - Old Yellow Bricks.
Arctic Monkeys - Fluorescent Adolescent
Weezer - Slave.
Weezer - Only In Dreams
The Subways - I Want To Hear What You've Got To Say.
Punish Yourself.



She said : "I want to sleep in the city that never wakes up."

Pic : Sister.

# Posté le lundi 28 avril 2008 21:11

Modifié le vendredi 02 mai 2008 17:42

Pipe dream. *

 Pipe dream. *


Le vent glacé arrache impitoyablement mes larmes de mes yeux rougis, diluant l'acidité de mes regrets pudiques. De manière subjective, le manque fiévreux d'un point de fuite dérivatif malsain subordonne complètement l'interdépendance entre le tranchant de la lame et mes avant bras fébrilement névralgiques. Comme un f½tus fielleux refusant la vie qui lui est imposée, mon corps anémié douloureux jusqu'à la moelle anéantit leurs théories caustiques en démontrant par a+b que je souffre, en lettres capitales cinglantes. Il y a cette vérité dissimulée derrières mes grandes lunettes noires, cette lassitude vulgarisée imprégnée dans mes sourires sarcastiques, relevant ce côté frigide et lymphatique que je ne peux plus cacher.
Erodons cette nuit cristallisée par tes baisers chimériques, accablants de cette ambiguïté paradoxale éprouvante et destructrice, déraisonnant ma démence apathique, détournant la moindre émotion pour me ramener à mon indifférence flegmatique, placide.

It's not so much the pain, it's more the actual knife.

# Posté le vendredi 04 avril 2008 11:31

Modifié le vendredi 09 mai 2008 22:03